Les minibus d’occasion ont de l’avenir dans les villes africaines

Il y a de drôles et parfois des expressions étranges utilisés pour faire référence aux véhicules de transport dans les pays africains. Au Cameroun, vous entendrez parler de “Opep”, qui ne doit pas être confondu avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Au Nigeria, ils s’appellent “Danfo”, tandis qu’au Ghana, vous les appellerez “Trô-trô”. Les Ivoiriens ont leur version appelée“Gbaka” tandis qu’au Sénégal, le terme “Car-rapide” est le sobriquet donné aux minibus dédiés au transport de personnes et de marchandises entre les villes.

Un car rapide à Dakar au Senegal
Un car rapide à Dakar au Senegal

Des chiffres sur les minibus en Afrique

Au fil des années, la quantité de véhicules d’occasion importés a augmenté. Selon AfroAutos, une revue en ligne fournissant des informations sur les véhicules pour l’Afrique, “en 1996, les importations de voitures d’occasion vers l’Afrique s’élevait à 15% (…) et 67% en 2012“. De ce volume, les minibus compte pour un pourcentage significatif pour venir au secours des milliers de fonctionnaires d’état et employés du privés, ainsi que pour des milliers d’étudiants et d’élèves qui couvrent de longues et même de courtes distances pour aller soit au travail, soit à l’école, respectivement.

Peu importe comment vous les appelez et d’où ils viennent, les minibus vivent une seconde vie, et peut-être même une énième vie dans les villes africaines. Leurs tableaux de bord affichent les centaines de milliers de kilomètres qu’ils ont couverts dans leur pays d’origine. Leur capacité d’origine en terme de nombre de places assises varie entre 9 et 22, et même plus. Cependant, peu de temps après leur dédouanement et leur régularisation auprès des autorités du transport, ces véhicules prennent la direction de garages spécialisés où ils subissent des modifications visant à accroître le nombre de place assises. A ce stade, ils peuvent aussi être repeints et décorés si nécessaire afin d’afficher une allure neuve, propre et attrayante.

Le minibus: indispensables dans les villes

Dès 4h du matin, vous pouvez entendre le bruit des klaxons des minibus qui roulent à travers les rues à la recherche de passagers. Selon l’heure de la journée, ils peuvent également être aperçus à des carrefours spécifiques des banlieues des villes, ayant leurs moteurs en marche, prêts à transporter les riverains qui ne possèdent pas de véhicules vers les principaux centres commerciaux, tels que les marchés et les gares routières et les écoles, entre autres destinations.

Bien que certains de leurs passagers restent debout pendant tout le voyage, ou transpirent comme durant du sport parce que la ventilation du bus n’est pas assez puissante pour contenir le véhicule bondé à surcharge, les minibus recyclés sont silencieusement devenus irremplaçables dans les villes africaines. Les menaces de syndicats de chauffeurs de taxi classiques sur les organisations de minibus n’ont pas été en mesure d’arrêter le rôle qu’ils jouent pour faciliter la vie des citadins.

Il est impératif pour les personnes et les biens se déplacer dans les villes car le coût des logements augmente sans cesse, ce qui poussent les gens à se déplacer vers les quartiers où les loyers sont bas, le plus souvent de nombreux kilomètres loin des centres d’affaires. Le nombre de marchés ne suit pas systématiquement l’élargissement des villes et de plus en plus les personnes quittent les zones rurales pour s’installer dans les villes, favorisant des mouvements réguliers entre les villes et les villages. Les personnes sont donc constamment en mouvement vers les centres où les biens et les services sont relativement moins chers et en fonction de leurs goûts et de leurs pouvoirs d’achat.

Les minibus représentent souvent le danger

Les minibus appliquent des taux bas et suffisamment abordables, qui donnent aux touristes et d’autres utilisateurs la possibilité de visiter des villes entières pendant de longues heures lorsque sur un budget restreint. Aamlorie, une voyageuse et bloggeuse ivoirienne réalise cela et classe le fait de “prendre des minibus” à la deuxième place sur sa liste des 12 choses que vous ne ferai que dans un autre pays. Mais alors, dépassements dangereux et excès de vitesse sont certains des comportements révoltants notables des chauffeurs de minibus, qui sont connus pour avoir peu d’expérience en matière de conduite se traduisant par des accidents parfois mortels.

Cependant, il faut noter que les revenus d’habitant moyen d’une ville africaine ne permettent pas raisonnablement d’acheter des voitures neuves et encore moins encore aux hommes d’affaires d’acheter de nouveaux minibus car ils ont constamment à l’esprit de faire du profit. Les minibus de secondes mains ont ainsi encore un bel avenir et là où c’est nécessaire, une autre vie dans ces villes africaines à croissance rapide.

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